La logique du non-sens

Biscombe, Nicole (2017-03)

Thesis (MA)--Stellenbosch University, 2017

Thesis

ENGLISH ABSTRACT : Franco-American author, Jonathan Littell, published his first literary work entitled Les Bienveillantes in 2006. The controversial novel which has a “fictional nazi officer” as its protagonist and narrator, who is moreover an intellectual, raises important questions surrounding the nature and the genesis of Evil. Through the narration of the main character the reader is guided towards a “logical” understanding of the Jewish Question and the Final Solution. In this dissertation we primarily enquire about the formulation of this logic and furthermore about the reliability thereof. This study is based on the philosophical conception of the logic of absurdity. The analysis of Les Bienveillantes is centered on questions regarding the reasons for which the genocide of more than 6 million European Jews was possible and for which the unspeakable task of wanting to eradicate an entire people was almost achieved. In this dissertation the questions surrounding guilt and responsibility are also a point of discussion. For this analysis, the concept of the banality of evil developed by Hannah Arendt is the point of departure.

FRENCH ABSTRACT : L’auteur franco-américain, Jonathan Littell, a publié en 2006, Les Bienveillantes, qui fut sa première œuvre littéraire. Le roman controversé qui a comme protagoniste et narrateur un bourreau nazi fictionnel qui est en outre un intellectuel soulève des questions importantes quant à la nature et la naissance du Mal. À travers la narration du personnage principal le lecteur est guidé vers une compréhension « logique » de la soi-disant Question juive et de la Solution finale. Dans ce mémoire nous nous interrogeons principalement sur la formation de cette logique et par ailleurs sur la fiabilité de celle-ci. Cette étude est fondée sur la notion philosophique de la logique de l’absurde. Cette analyse des Bienveillantes se concentrera sur des questionnements autour des raisons pour lesquelles le génocide de plus de 6 millions de juifs d’Europe a été rendu possible et pour lesquelles l’innommable tâche de vouloir éliminer tout un peuple a presque réussi. Dans ce mémoire les questions de la culpabilité et la responsabilité sont également un point de discussion. Pour étayer cette analyse, le concept de Hannah Arendt, la banalité du mal, est le point de départ.

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